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La volonté, le muscle de l'être.

             Sachez une chose : être contrarié, stressé, ou fatigué, donne tendance à connaître une baisse de volonté. C’est à cet endroit qu’on cède aux pulsions, aux tentations, aux jugements de valeurs, aux ressentiments et autres humeurs limitantes. Au contraire, quand nous sommes en pleine énergie, ressourcés, ou dans un environnement inspirant, nous aurons tendance à rester aligné sur nos meilleures valeurs et aux décisions que nous savons bonnes pour nous et notre entourage.


Cet entretien est une attention de chaque instant, c'est une activité de l'esprit du quotidien, et pour l'entretenir il faut se faire du bien, dormir le mieux possible, bien s’alimenter, faire du sport, cultiver la bienveillance et le non-jugement, exprimer ses émotions... C'est ainsi qu'on connaît un haut niveau de volonté.


La volonté prend sa source dans la partie frontale de notre cerveau que nous appelons le néo cortex. Le néo cortex s'est développé en derniers dans notre évolution. Dans l’ordre, nous avons d’abord développé le reptilien, siège des fonctions de survie : boire, manger, se reproduire. Puis au fil du temps, nous avons expérimenté des états émotionnels qui ont pris naissance dans l’étage supérieur, le limbique. Enfin, le troisième étage, le cortex, est arrivé puis a grandi jusqu’à nous donner des facultés très hautes en abstractions, projections, créations, anticipations, imaginations…


C’est ce troisième étage du cerveau que nous sollicitons dans de moindres mesures quand la fatigue ou le stress se fait sentir, et que nous avons alors besoin de diriger notre attention vers des fonctions plus « primaires » comme s’alimenter par exemple.
Plus notre niveau de stress est élevé, plus nous sommes concentré sur des besoins incontournables. Il y a un lien direct entre notre niveau d’anxiété et la satisfaction des besoins décrit dans la pyramide de Maslow :
- Premier niveau, maintien de la vie : boire, manger et se reproduire.
- Deuxième niveau, besoin de protection et de sécurité : propriété, maîtrise sur les choses, emploi, se sentir en sécurité et faire confiance.
- Troisième niveau, besoin d’amour et d’appartenance : aimer et être aimé, écouter et être écouté, comprendre et être compris, estimer les autres, faire partie d’un groupe, avoir un statut.
- Quatrième niveau, le besoin d’estime de soi : sentiment d’être utile et d’avoir de la valeur, conserver son autonomie et son identité.
- Enfin le cinquième niveau, le besoin de se réaliser : se connecter à sa mission de vie, sentir une profonde cohérence entre l’ensemble des évènements qui ont fait notre existence et poursuivre une quête personnelle tout en contribuant le plus largement possible au monde.


                      Nous allons toujours faire le choix de donner priorité aux premiers niveaux. Autant dire que la connaissance de soi et le développement de sa quête personnelle passent souvent à la trappe, alors qu’ils sont le siège de notre épanouissement !